jeudi 19 juin 2008

A midnight writing / Une écriture de nuit

Il y a tant de moments dans une vie où l’on ressent l’envie de poser son cœur sur la table et le laisser se vider. Mais la contrainte même si elle est douloureuse reste plus simple. Alors certains se libèrent par des activités physiques intenses d’autres par les arts lyriques. Vivre avec son secret pourrait être comparé à l’addiction à une drogue qu’on n’arrive jamais tout à fait à assouvir. L’écriture est un de ces moyens libérateurs et aliénants à la fois. Si bien que quand on est finalement parvenu à parler et se libérer complètement, l’envie d’écrire demeure. Alors on s’interroge suis-je accro à l’écriture parce qu’elle me vide l’esprit ou écris-je parce que je suis accro ?

Bonne nuit...

There are so many times in a life we are dying for putting down our heart on the table and letting it drain itself. But constraint even if it is hurting, still easier. Then some free themselves by practising intense physical activities, others would rather prime lyrical arts. Live with our secret can be compared to a drug addiction that we never really succeed to satisfy. Writing is one of these freeing and also alienating means. So in spite of we have been finally able to speak and to break free, the writing desire remains. Then we ask ourselves am I addicted to writing because it frees my mind or I write because I am an addicted?

Good night...